La peur du changement ou de l’inconnu…

10 septembre, 2025

Le changement arrive, parfois sans crier gare et on doit s’y adapter.

Parfois, ce changement est prévu, mais ne se passe pas toujours comme on le pensait. Il peut prendre toutes sorte de formes, allant du changement de logement ou de voiture au changement des meubles et électro de la maison. Il peut souvent être considéré comme positif et il est relativement facile de s’y adapter. En revanche, certains changements – comme lorsque nos relations personnelles sont touchées ou lors de changements de carrière – peuvent être plus difficile à appréhender.

Quand il est question de nos croyances les plus profondes, celles qu’on nous a inculquées toute notre vie, on ne pense pas nécessairement qu’un jour on devra les remettre en question. Mais parfois arrive un bouleversement et ces questionnements nous arrivent. On se doit alors d’y faire face, on peut les cacher ou les repousser dans un coin de notre esprit, mais ils finissent toujours par remonter à la surface.

Quand les croyances que tu remets en question touchent à ton identité ou à la vision que tu avais du monde à ce moment-là, il peut être normal de ressentir un certain vertige ou une certaine fragilité intérieure. Tu délaisses une partie de toi, de ton histoire et de tes repères.

Apprendre à se reconstruire face à l’inconnu

L’inconnu ne t’offre aucune certitude ni aucune réponse toute faite, mais il ne t’impose rien non plus. Tu devras apprendre à te connaitre réellement et à créer tes propres repères et tes propres règles.

Quitter un milieu fermé avec une communauté ou tu as grandi et évolué pendant des années s’accompagne de sentiments bien souvent contradictoires. La peur de l’inconnu s’installe en même temps que l’excitation de faire de nouvelles rencontres ou de nouvelles expériences. Le stress de débuter une nouvelle vie s’accompagne également du soulagement, quand on comprend que ce qu’on voyait comme quelque chose d’énorme et de difficile est en fait plus facile que prévu. L’important est de suivre notre voix intérieure qui nous rappelle que c’est la nouvelle vie que l’on a choisie et que ce choix est le meilleur pour nous.

Se poser de nouvelles questions

Dans mon parcours, j’ai parfois trouvé ces moments de doutes et de vertiges douloureux, mais j’ai également appris à me poser de meilleures questions afin d’apprendre à mieux me connaitre et également à me faire mes propres opinions en faisant de réelles recherches et à peser le pour et le contre sans que personne ne me dicte quoi aimer ou quoi faire ni quoi penser.

Ne plus nous faire dire ce qu’on doit ressentir et penser peut parfois sembler étourdissant, mais observer avec une vision plus nette et enfin choisir librement, c’est jouissif. Apprendre à vivre avec ces contradictions, c’est aussi apprendre à s’accueillir tel que l’on est et dans toute la complexité de ce passage éprouvant de notre vie.

Du vertige à la liberté intérieure

Au début, tu peux penser que le changement est une perte et c’est vrai jusqu’à un certain point. Tu perds tes repères, ton entourage et parfois ta confiance en tout et tout le monde. Mais avec le temps et beaucoup de douceur et de patience envers toi-même, tu deviendras capable de faire des choix, non pas par peur de déplaire ou d’une punition divine, mais pour toi, car tu te seras vraiment écouté.e et tu commenceras à trouver un chemin plus beau et lumineux devant toi.

Évidemment, à certains moments cette nouvelle route te paraitra longue et hésitante, mais elle te mènera également vers une vie plus en accord avec toi-même et te donnera la chance faire des rencontres où tu te sentiras accueilli.e sans condition et tu auras l’occasion de former de nouveaux liens, peut-être moins nombreux, mais plus solides et plus vrais.

Certains jours, ton passé refera surface et te rappellera d’où tu viens et à ce moment-là, tu ne devras pas écouter la voie du doute et de la peur, mais plutôt la voie de la fierté qui te montreras d’où tu es parti.e et où tu te diriges, ainsi que tout ce que tu as accompli pour y arriver.

Créer de nouveaux repères

Apprendre à vivre sans un cadre rigide et sans dogme demande du temps et de l’indulgence envers toi-même. Tu devras te créer ton propre espace mental ou tu peux déposer les questions existentielles qui te tracassent sans culpabiliser. Tu auras peut-être également la chance de rencontrer des gens qui t’aideront dans ton cheminement car ils seront eux-mêmes passés par ce même chemin. Sans le savoir, ils trouveront les mots qui feront écho à travers toi. Tu pourras te créer un nouveau cercle, peut-être moins serré ou communautaire, mais plus vrai.

Au début de ce processus, on se sent fragile, comme si on marchait sur un sol instable. Il peut être plus facile de commencer par de petites ouvertures comme lire des blogues ou écouter des podcasts où tu auras sûrement la chance d’entendre des voix qui ressembleront à la tienne et qui fait écho en toi. Ces paroles peuvent devenir des phares et te rappeler que d’autres avant toi ont parcouru ce même chemin et t’accompagner sur le tien. Et à un moment, tu pourras dire : Je ne suis pas seul.e.

Il est possible de croire qu’un autre monde existe et que tu y as parfaitement ta place toi aussi.

L’inconnu, un autre nom pour la liberté

L’inconnu n’est pas toujours confortable, mais avec le temps il peut devenir familier et ne te fera plus peur de la même façon, car tu comprendras éventuellement que tu n’as pas besoin d’avoir les réponses à toutes les questions existentielles de l’univers pour être heureux.se. Sentir que tu évolues et que ton entourage est plus sain et te rend vraiment heureux.se, voilà ce qui t’aidera à t’épanouir.

Tu ne vas pas tout comprendre aujourd’hui, ni même demain, et tu ne seras pas non plus sûr.e d’être toujours sur la bonne voie, mais le simple fait de te poser ces questions et de vouloir avancer vers une vie plus saine et vraie demande beaucoup de courage. D’autres que toi ont parcouru cette route et même sans te connaitre, ils t’encouragent en silence à persévérer vers le chemin où tu te reconstruiras, libre.

Et si l’inconnu n’était tout simplement qu’un autre nom pour la liberté.

Article écrit par Arthemise.

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